PREZODE a organisé sa troisième table ronde en ligne - webinaire le 23 janvier 2025, sous le titre : « Questions d’équité dans la prévention des zoonoses : Comment lever les obstacles à l’inclusion ? »
Le COVID-19 a révélé la vulnérabilité de notre monde, en mettant en évidence les profondes fractures de nos sociétés et en exacerbant les injustices et les inégalités existantes. La pandémie a touché de manière disproportionnée les populations les plus vulnérables. L’émergence d’une autre maladie infectieuse pourrait encore aggraver les disparités. La prévention n’est donc pas seulement essentielle, elle est impérative.
Les communautés sont au cœur de l’approche PREZODE visant à prévenir l’émergence de maladies zoonotiques. Leur participation et leur engagement sont nécessaires pour mettre en place des stratégies durables en matière de santé mondiale. Pour garantir une prévention efficace, efficiente et proactive, nous devons nous attaquer aux inégalités et éliminer les obstacles à l’inclusion.
Comment pouvons-nous nous attaquer aux nombreuses couches d’inégalité interconnectées ?
Le webinaire a soulevé plusieurs questions : Comment pouvons-nous nous attaquer aux nombreuses couches d’iniquité interconnectées ? Comment faire en sorte que toutes les communautés soient équitablement impliquées dans la résolution des problèmes de santé, qu’ils soient humains, animaux ou environnementaux ? Comment améliorer la communication pour renforcer la collaboration et les efforts de prévention et améliorer les processus de prise de décision, en reconnaissant que l’intégration de diverses perspectives est cruciale pour concevoir des politiques adéquates ?
Pour répondre à ces questions, le panel de discussion a réuni cinq experts :
- Robyn Alders, professeur honoraire au Centre de politique de développement de l’Université nationale d’Australie et Senior Consulting Fellow au Programme de santé mondiale de Chatham House.
- Salome Bukachi, professeur de recherche en anthropologie, département d’anthropologie, de genre et d’études africaines, université de Nairobi, Kenya.
- Dr. Amélie Desvars-Larrive, professeur associé d’épidémiologie des maladies infectieuses à l’université de médecine vétérinaire (Vetmeduni) de Vienne, Autriche
- Andres Garchitorena, chercheur à l’Institut français du développement durable, point focal PREZODE pour l’océan Indien.
- Sandul Yasobant, professeur adjoint, Institut indien de santé publique de Gandhinagar
Principaux résultats
Parmi les recommandations d’approches globales préconisées :
- Intégrer la diversité et tenir compte du fait qu’il n’existe pas de communautés homogènes ; améliorer la communication en utilisant un vocabulaire précis, inclusif et non stigmatisant et en collectant des données dans un langage compréhensible et approprié à chaque communauté ;
- Désagréger les données et la manière dont elles sont gérées, s’assurer que nous comprenons les risques dans les différentes cultures, communautés, sexes, âges, activités, travail et régions ;
- Veiller à ce que la voix des personnes soit amplifiée et à ce que leurs opinions et leurs connaissances soient prises en compte dans la conception et la mise en œuvre des interventions ;
- Mettre en œuvre des programmes sur le terrain qui facilitent les approches ascendantes et One Health avec une main-d’œuvre diversifiée…