Donner aux communautés les moyens d’élaborer des stratégies nationales de prévention
Le14 novembre, lors de la12ème réunion de l’INB, le Dr. Elsa Léger, Global Science Officer de PREZODE, a souligné l’importance d’incorporer la prévention dans le cadre légal du futur Accord. Dans sa déclaration, PREZODE a souligné que « le rôle de la recherche est crucial pour comprendre ces facteurs et collaborer avec les communautés de première ligne ». Le renforcement des capacités, l’éducation et la formation peuvent permettre aux communautés de prévenir la propagation des maladies et de prendre conscience des questions d’équité. L’équité est essentielle et doit être incluse dans les discussions.
« La communauté PREZODE souligne l’importance d’intégrer dans le cadre juridique du futur traité PPR un engagement fort et proactif de la part de toutes les parties prenantes - gouvernements, universités, société civile, communautés et secteur privé - afin de prévenir l’émergence de maladies zoonotiques avant qu’elles ne se propagent aux populations humaines, et pas seulement pour contenir la propagation après les premiers cas humains.
Il existe des mesures concrètes que les gouvernements mettent déjà en œuvre pour éviter les débordements : identifier des stratégies de prévention, quantifier le risque d’exposition humaine ou améliorer l’interopérabilité des données entre la santé humaine et la santé animale. Comme nous venons de le voir avec le fonds de lutte contre la pandémie, les États membres peuvent obtenir un soutien pour mettre en œuvre les mesures de prévention de l’OH. Ce soutien peut également provenir d’initiatives scientifiques par le biais de projets de recherche, d’ateliers, de l’opérationnalisation de plates-formes d’OH ou de stratégies de prévention. Il s’agit également de mettre en place des systèmes de surveillance afin de contrôler les facteurs contribuant à l’émergence, à la propagation et au reflux des maladies zoonotiques, tant au niveau national que local.
Le rôle de la recherche est crucial pour comprendre ces facteurs et collaborer avec les communautés de première ligne. Le renforcement des capacités, l’éducation et la formation peuvent permettre aux communautés de prévenir la propagation des maladies et de sensibiliser aux questions d’équité, comme cela a été souligné précédemment. L’équité est essentielle ici et doit absolument être incluse dans les discussions. L’autonomisation des communautés façonnerait de manière significative les stratégies nationales de prévention dans le cadre d’une approche « Une seule santé ». Ces stratégies devraient être adaptées à chaque pays et tenir compte des contraintes spécifiques auxquelles ces pays sont confrontés ainsi que des connaissances fournies par leurs communautés.