Les stratégies de prévention doivent s’aligner sur les priorités nationales en matière de santé
La 13ème réunion de l’INB s’est tenue du 17 au 21 février 2025. Le Dr Marisa Peyre, cofondatrice de PREZODE et point focal scientifique, a présenté la déclaration de PREZODE. Elle a souligné que les stratégies de prévention doivent s’aligner sur les priorités nationales en matière de santé. Le texte juridique pourrait en tenir compte en même temps que des circonstances nationales. Recherche effectuée par PREZODE a montré que les mesures imposées d’en haut sont souvent inefficaces car elles peuvent ne pas être pratiques ou pertinentes au niveau local.
« Les parties prenantes et les communautés locales, en tant qu’intervenants de première ligne, doivent être activement impliquées dans l’élaboration conjointe des stratégies nationales en matière de PPR. Les recherches menées par PREZODE ont montré que les mesures descendantes sont souvent inefficaces, car elles peuvent ne pas être pratiques ou pertinentes au niveau local. PREZODE appelle les États membres à renforcer le texte juridique afin de refléter davantage cette approche ascendante et d’en renforcer l’impact.
La collaboration intersectorielle est considérée comme essentielle à l’intégration de la prévention des pandémies. Une forte institutionnalisation est importante mais pas suffisante et un dialogue régulier entre les parties prenantes est nécessaire pour une mise en œuvre efficace. Et surtout, les stratégies de prévention doivent s’aligner sur les priorités nationales en matière de santé, ce qui pourrait se refléter dans le texte juridique en fonction des circonstances nationales.
PREZODE encourage fortement un dialogue continu entre les décideurs politiques et les scientifiques afin de s’assurer que les actions opérationnelles sont basées sur des preuves et répondent aux besoins nationaux. L’exploitation des capacités de recherche nationales par le biais d’une collaboration internationale, notamment Sud-Sud, peut renforcer la prise de décision et la préparation au niveau mondial. Ce point pourrait être davantage souligné dans le texte juridique.
Le texte juridique reconnaît le besoin d’équité, en soulignant que les pays en développement ont besoin d’un soutien financier pour mettre en œuvre des stratégies de prévention. En effet, bien qu’ils se soient engagés en faveur de la prévention et de l’approche One Health (OH), l’obtention de ressources financières reste un défi majeur et essentiel pour une action durable, comme l’a démontré notre recherche.
Au-delà de l’adoption de l’accord, un dialogue soutenu entre les parties est nécessaire pour définir les modalités de mise en œuvre de la PPR pandémique dans le cadre de l’approche de l’OH. Cette communication permanente est essentielle pour la coordination, l’instauration d’un climat de confiance et la préparation aux crises futures ».